Vernoil-le-Fourrier

Publié le par MClaude

Vernoil-le-Fourrier

La commune de Vernoil-le-Fourrier est située dans le Baugeois, département du Maine et Loire, au sud-est de Vernantes. Elle appartient à la communauté de communes Loire-Longué.

Vernoil-le-Fourrier se situe sur l'unité paysagère du Plateau du Baugeois à proximité d’un vaste massif forestier.

Vernolium indique son origine gallo-romaine ou mérovingienne. Vernoil était le point de concentration des grandes voies antiques qui traversaient l’Anjou.

De cette période subsistent quelques vestiges enfouis, comme les sarcophages en pierre coquillère découverts en divers endroits du bourg.

Vernoil aurait pour origine le mot gaulois verna, l’aulne, combiné à un autre terme gaulois -ialo , signifiant « clairière, lieu défriché ». Le qualificatif de « Fourrier » est ajouté au XIIIème siècle, en référence à la famille des seigneurs de Vernoil. Leur patronyme vient du fourrier, qui désigne un vendeur ou un livreur de fourrage. Malgré cet usage ancien, la commune de « Vernoil » devient officiellement « Vernoil-le-Fourrier » le 9 juillet 2006.

Le Moyen-Age et la Renaissance ont laissé plusieurs édifices :

  • L'église Saint Vincent existait déjà vers l'an 1000 sous Robert le Pieux et Foulques Nerra. Elle a conservé son style roman dans la partie plus ancienne et porte des traces de peintures murales du XIIIe siècle, le transept et les voutes sont du XVe siècle, remaniés au XVIIe et XIXe siècles.
    Les fonts remontent au XVe siècle et le bénitier au XIIe siècle, on remarque aussi la présence d'une chapelle sépulcrale dans la crypte de l'église primitive. Elle est classée monument historique depuis le 1er décembre 2001.
  • Près de l'église se trouve le prieuré, il était habité par les moines bénédictins de Vendôme en l'an mil. Une porte sculptée permet l'entrée de la tourelle. Son toit d'ardoises, les fenêtres à meneaux du corps de bâtiment, tout en tuffeau, forment un ensemble très agréable.
  • Le château de la Ville-au-Fourrier fut construit en 1265 par le chevalier Geoffroy le Fourrier, il est considéré comme l’un des plus anciens de l'Anjou. En 1460, le domaine passe par mariage aux mains de Jean de Broc, échanson du Roi Louis XI. Fait très rare, il appartient toujours aux descendants de cette famille. En 1565, la Ville-au-Fourrier accueille deux hôtes de marque : le jeune roi Charles IX et sa mère Catherine de Médicis. Bâti sur une base gothique et largement remanié au fil des siècles, cet élégant château de style Renaissance fait penser à celui d'Azay-le-Rideau.
  • le château de la Roche du XVe siècle ;
  • le logis de Poligny avec sa chapelle du XVe siècle.

En 1793, la commune comptait 2730 habitants, en 2013, elle n’en compte plus que 1256.

L'agriculture (exploitations arboricoles, légumières, laitières et céréalières) et l’activité industrielle (transformation du bois) tiennent une grande place dans l’activité de la commune.
Il y subsiste l’une des dernières huileries artisanales françaises. Créée en 1946, l’huilerie Vernoilaise desservait à l’origine les villages des alentours en huile de colza et de tournesol. Aujourd'hui, elle commercialise plus de 30 produits allant des huiles de goût et condiments jusqu'à l’huile de Cameline, utilisée en cosmétique. Son huile de noix vierge a été récompensée plusieurs fois au Concours Général Agricole de Paris. Elle a également diversifié sa production en développant une gamme d’amorces pour la pêche.

(Sources : Wikipédia –Site Office du Tourisme Saumur)

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