Pierre JOULAIN et Marie-Magdeleine LEVEQUE

Publié le par MClaude

Pierre, fils de Pierre JOULAIN et de Marie BOUDEGOURD, est né le 9 Juillet 1801 (20 Messidor an 9) à Vernoil-le-Fourrier.

Le 21 Mai 1809, Pierre perd son père et se trouve donc être l'homme de la famille à presque 9 ans. Il a deux petites soeurs de cinq et deux ans. Je suppose que pour aider  et soulager sa mère, il a participé très tôt aux tâches domestiques ou a été placé dans une ferme voisine pour gagner un peu d'argent. Il n'était pas rare à cette époque de faire travailler les enfants très jeunes. Je pense qu'il a pu aller à l'école car il sait signer son nom (acte de son  mariage et acte de naissance de son fils Pierre). Il a exercé le métier de cultivateur.

Pierre a épousé le 21 Janvier 1827 à Vernantes, Marie-Magdeleine LEVEQUE, née dans cette même commune le 17 Juin 1799 (29 Prairial an 7), fille de René LEVEQUE et de Magdeleine PINGUET.

Deux enfants sont nés de ce mariage :

- Pierre, le 28 Octobre 1827 et décédé le 15 Septembre 1906

- Louis le 8 juin 1830, décédé le 31 Octobre 1881 à Vernantes.

Pierre est décédé à l'âge de 39 ans, le 10 Décembre 1840 à Jarzé, laissant lui aussi son épouse seule avec deux jeunes enfants.

Dix huit ans plus tard, Magdeleine LEVEQUE a épousé en secondes noces François FLEUREAU, veuf d'Anne JUTEAU, le 4 Octobre 1858 à Vernantes. Elle a donc élevé seule ses deux enfants.

Elle est décédée à Vernantes le 9 Novembre 1876 (déclaration faite par ses deux fils).

 

Extrait du poème de Victor Hugo "Melancholia".
Dans ce poème, Victor Hugo évoque le travail pénible des enfants, en particulier l'exploitation des enfants de l'usine.

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules ;
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.

Extrait des Contemplations

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