CHATEAU Marie

Publié le par MClaude

 

Marie (sosa 257), ancêtre de la huitième génération, est née vers 1692. Elle est la fille de René CHATEAU et de Josèphe CONILEAU.

Elle a 29 ans lorsqu’elle épouse, à Linières-Bouton, le 17 Mai 1721 Jean TAVEAU, sosa 256, né le 20 Septembre 1690 à Méon de Pierre TAVEAU et de Françoise BOUSSIN.

Le couple s’est installé à Linières-Bouton. Jean y exerce la profession de Laboureur.

Huit mois à peine après leur mariage, Marie donne le jour à Urbain, le 2 Janvier 1722. On peut penser qu’il est né prématurément, il ne vivra que cinq jours et décèdera le 7 Janvier.

Elle tombe enceinte aussitôt et le 20 Décembre 1722, elle donne naissance à son deuxième fils, Jean (sosa 128). Il a été baptisé le 21 (parrain François TAVEAU de Noyant).

C’est une fille, Marie qui nait le 28 Septembre 1725. Malheureusement elle décèdera deux ans plus tard, le 3 novembre 1727.

Peu de temps après ce décès, une autre fille, Anne, voit le jour à Mouliherne. Elle est baptisée à Mouliherne le 28 Janvier 1728. Il est précisé dans l’acte de baptême que les parents sont de la paroisse de Linières-Bouton. On peut supposer qu’ils étaient en visite à Mouliherne lorsque Marie a accouché et l’enfant a été baptisée le jour même.

Jacques nait vers 1732.

Une troisième fille nait le 27 Mai 1736. Elle recevra le prénom de Marie.

"Lorsqu'un jeune enfant décédait, il était fréquent de donner le même prénom à l’enfant qui naissait après".

Marie CHATEAU décède à l’âge de 56 ans, le 13 Février 1748 à Linières-Bouton. Elle a été inhumée dans le cimetière de cette commune le 14 Février. Sa dernière fille avait douze ans. Elle n’aura pas eu le bonheur d’être présente au mariage de ses enfants. Les causes de son décès sont inconnues. Etait-ce de maladie ?

Vers la fin de l’hiver ma mère prit ‘‘une inflammation dans la poitrine’’. Les voisines se relayèrent pour la soigner et se tinrent en constante alerte au cas où il aurait fallu la veiller la nuit. On appliqua sur sa maigre poitrine force cataplasmes ; des sangsues vinrent ‘’soutirer son sang qui devenait mauvais’’ […] Elle avait à peine trente ans. Sa dentition atteinte à son tour ne recevait jamais d’autres soins que des extractions rapides imposées par une souffrance aigüe. Il ne lui resta bientôt plus que quelques dents et nul appareil de prothèse ne vint remplacer celles qui lui manquaient. Sa vie de vielle femme était commencée. Elle allait durer quarante-six ans.

Extrait du livre d’Antoine Sylvère ‘‘TOINOU’’.

Cet extrait témoigne des conditions de vie difficiles. Que ce soit en Auvergne ou en Anjou, à trente ans, les femmes étaient déjà usées

Publié dans ChallengeAZ 2017, TAVEAU

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