TARTIFUME

Publié le par MClaude

Jacques BRUNEAU de TARTIFUME est né le 1er Mai 1574* à Angers. Il est le fils d’honorable homme, Philippe BRUNEAU et de Perrine LE BEC,  de bonne et vieille souche angevine. Il doit la seconde partie de son nom pittoresque à un petit domaine que possédaient les siens en Cantenai, sur la route d'Angers, près du pont d'Epinard.
Son grand-père, Robert avait été Consul et Bâtonnier de l'importante confrérie de Saint-Laud.
Il se marie le 21 Avril 1608 avec Claude GUILLONNEAU de LAUNAY. Ils ont eu 16 enfants.
* 1er Mai selon C.Port ; 5 Mai préface du livre "Histoire d'Angers".

« Ce fut un bourgeois d’Angers, à l’époque d’Henri IV et de Louis XIII. Il mena la vie tranquille et sagement ordonnée d’un homme de sa condition en ce temps-là ; il ne se distingua point entre ses compatriotes par des actions extraordinaires, ni à ce qu’il me semble, par un esprit supérieur et bien original. Il vécut, je pense, bon fil, bon époux et bon père, mais il n’eut de génie que ce qu’il en faut pour faire un bon érudit. Son nom ne nous fût donc point parvenu, et de ce brave homme nous ne saurions probablement rien, s’il n’eût aimé d’une passion fervente son Angers et l’Anjou. Il a été sauvé de l’oubli par l’amour du sol natal et de la petite patrie. »

« En tête du ‘’ Philandinopolis ‘’, en effet, il nous a laissé sa propre image, dessinée de sa main et accompagnée de ses armes […] Sous le pourpoint brodé et le large col rabattu, il a vraiment bon air avec ses fines moustaches qui frisent, sa barbiche à la Richelieu, ses cheveux bouclés et relevés en épis sur le front. Un grand nez spirituel joliment dessiné et de beaux yeux vifs attirent la sympathie. L’anagramme, formé de ses deux noms, dont il a signé la page :’’ Avecq un beau ris’’ pourrait être aussi la devise d’un caractère qu’on devine à pareil visage, comme en lisant ses écrits, avoir été aimable, enjoué, plein de naturel et de bonhomie…. »
 
Erudit, lettré et diplômé en droit de l’université d’Angers, chroniqueur d’Anjou au XVIIème siècle, écrivain, dessinateur, avocat et président au siège de présidial d’Angers, tribunal de Justice de l’Ancien Régime créé au XVIè siècle.
Témoin oculaire de son temps, il note les évènements importants qui se déroulent et dont il est témoin. Bruneau de Tartifume écrivit plusieurs ouvrages, l'un d'eux aborde les mœurs de ses concitoyens angevins : « Dicts facétieux satiriques proverbes et actions joyeuses qui ont esté et sont Angiers et du pays d'Anjou » (voir ma publication dans ‘‘Chroniques’’ du 3 Janvier 2017).
 

Un autre livre de lui : « Angers, contenant tout ce qui est remarquable en tout ce qui estoit anciennement dict la ville d'Angers ».
Il décède le 26 décembre 1636.
 
Sources :
Préface du Chanoine T. Civrays, Mai 1932 : Jacques Bruneau de Tartifume - Histoire d’Angers – contenant ce qui est remarquable en tout ce qui estoit anciennement dict la ville d’Angers.
C. Port
Wikipédia
Images :Gallica

En Anjou le terme Tartifume viendrait de "fume" et "tard" pour désigner les endroits où étaient entretenus des foyers pour la cuisson des poteries, notamment au Fuilet dont un lieu-dit se nomme Tartifume en référence aux cuissons des tuiliers-briquetiers qui pouvaient se prolonger tard dans la nuit. On trouve "Tartifume" dans le Haut-Anjou, Sarthois et Mayennais et aussi dans le département d’Indre et Loire en Touraine. (wikipédia).

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