Xénophile ou Xénophobe

Publié le par MClaude

 
Mes ancêtres ne connaissaient pas ces termes!  Mais plutôt "ami ou ennemi ?"
D’une manière générale, nos ancêtres étaient un peu xénophobes pas au sens où on l’entend aujourd’hui, géographiquement, l’étranger commence à la paroisse et au bourg voisin.  Est étranger celui qui ne fait pas partie de la même communauté. L’étranger est mis à l’écart aussi bien dans les relations quotidiennes que dans celles du travail.
« L’estranger » inquiète et dérange. Il n’a pas le même langage (patois), on ignore tout de sa famille, de son village et de ses habitudes. Etranger rime souvent avec pauvre. « Un décret d’Août 1701 affirme qu’est pauvre :  celuy qui n’a ny profession, ny métier, ny domicile certain, ny lieu pour subsister et qui n’est avoué et ne peut faire certifier de ses bonnes vies et mœurs par personne digne de foy » (Qui étaient nos ancêtres ? p.160).
Nos ancêtres vivaient en « vase clos », une forte solidarité les soudait et ils pouvaient se liguer contre un groupe d’une autre paroisse pour défendre leurs intérêts.
Etait admis le colporteur qui faisait le bonheur des villageois en leur montrant sa marchandise (tissu et linge, mercerie, objets en fer blanc, coutellerie, quincaillerie…). Il en profitait pour donner des nouvelles  du pays.  Il y avait aussi les pèlerins qui s’arrêtaient pour se reposer et quémander un peu de nourriture.

Le Colporteur

Les mendiants et autres vagabonds n’étaient pas les bienvenus.  On lançait les chiens à leur trousse ou on leur jetait des pierres. On se méfiait d’eux, ils étaient considérés comme voleurs et pouvait amener le malheur.
Heureusement, lorsque les moyens de transport se sont développés, on s’est habitué à plus de passages et l’on est devenu moins méfiant vis-à-vis de « l’étranger ».  A la campagne, lors des travaux d’été qui nécessitaient de la main d’oeuvre, il n’était pas rare d’embaucher des saisonniers qui, de fermes en fermes, cherchaient du travail. Cependant quand un étranger s’installait dans le village, on ne pouvait s’empêcher de le regarder d’un mauvais œil jusqu’à ce qu’il fasse ses preuves pour être  accepter dans la communauté.

 

 
Sources : Photo internet
 "Qui étaient nos ancêtres - JL BEAUCARNOT"
et autres lectures

Publié dans ChallengeAZ 2017

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