Enfant trouvé

Publié le par MClaude

Baugé, Année 1848, Registre des Naissances, acte n° 1 :

Au cours de mes recherches, j'ai découvert cet acte concernant un enfant abandonné et trouvé à la porte d'une maison.

On a donné à cet enfant le nom de VERMENTAL et le prénom de Victor.

Pourquoi VERMENTAL ? Je n'ai rien trouvé qui puisse justifier ce choix dans la région de Baugé. Par contre, j'ai trouvé "de Vermental", nom d'un personnage du feuilleton écrit par Louis Fortoul, "Dernières amours", paru dans Le Censeur, journal de Lyon, politique, industriel et littéraire, N° 3248 et 3249 des 20 et 21 Mai 1845.

Y-a-t-il un rapport ? Ce feuilleton était-il connu à Baugé ? Qui peut me donner la réponse ?

 

 

Aujourd'hui Six janvier mille huit cent quarante huit, à midi, devant nous Florent Papin, premier adjoint au maire de la ville de Baugé, remplissant, en l'absence de ce magistrat, membre de la Chambre des Députés, les fonctions d'officier de l'état civil, est comparue à la Mairie : Marie Poussin, journalière, âgée de trente quatre ans, demeurant à Baugé, Faubourg des Capucins ; laquelle nous a déclaré que ce matin à cinq heures, ayant entendu frapper, elle s'est levée et a trouvé à la porte de sa maison un enfant nouveau-né, abandonné par les auteurs de ses jours qu'elle nous présente, en présence de Jacques Doisneau, cultivateur, âgé de cinquante un ans, et François Cormier, tisserand, âgé de quarant sept ans, tous deux domiciliés de cette commune.

Surquoi, après nous être assuré, en présence des dits témoins, que le dit enfant est du sexe masculin ; avoir estimé qu'il est né d'hier et avoir reconnu qu'il n'a sur le corps aucun signe particulier ; nous être fait représenter les effets qui l'accompagnaient ; lesquels consistent en : Un bonnet d'indienne violette, bordé d'un tutte noir, un serre tête de calicot ; un mouchoir de coton fond blanc, une camisole de coton de Nantes, une chemise de toile, avec garniture de mousseline, une couche aussi de toile et un grand mouchoir de coton fond blanc, à rayures rouges et bleues, qui servait à l'envelopper, le tout de mauvaise qualité ; Enfin un oreiller de toile rempli de balle d'avoine, nous lui avons donné le nom de Vermental, et le prénom de Victor ; avons ordonné qu'il serait remis avec copie du présent, à Louise Perron, femme de François Lancelot, pour, momentanément, en prendre soin et le porter au dépôt central des enfants trouvés et abandonnés à Angers. (?) avons signé seul le présent procès verbal, dont lecture a été faite à la déclarante et aux témoins qui ont dit ne savoir signer.

N'étant pas très calée en matière de textile, j'ai fait quelques recherches sur internet pour m'éclairer sur :

- un bonnet d'indienne violette : Une indienne de coton était un tissu initialement importé des comptoirs des Indes, ensuite fabriqué en Europe entre les 17è et 19è siècles (1746 : première usine d'indiennes à Mulhouse, ancêtre de la firme DMC).

- Coton de Nantes : 1758 : Jean-Baptiste FEREY fonde une usine à Nantes. Peut-être un coton produit ou vendu à Nantes.

- tutte : En passementerie, point de croix, broderie....

 

source : Wikipédia (Histoire des indiennes de coton en Europe)

Publié dans Actes

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